Jean Baptiste SAY

 

Jean-Baptiste Say Jean-Baptiste Say est né à Lyon le 5 janvier 1767 et mort à Paris le 14 novembre 1832. Il fut tour à tour employé dans une Banque, dirigeant d’une filature de coton dans le Pas de Calais, membre du Tribunat et professeur au Conservatoire national des arts et métiers en 1821 puis au Collège de France en 1830. Son principal ouvrage est le Traité d’économie politique. La première édition date de 1803, la dernière de 1971. Son sous-titre est Simple Exposé de la manière dont se forment, se distribuent et se consomment les richesses. Il est conçu initialement comme une présentation de l’œuvre d’Adam Smith, La Richesse des Nations. Il a dés 1789 publié une brochure, La liberté de la presse qui marque son engagement en faveur du libéralisme. Il n’est pas possible cependant de réduire Say à la relecture de Smith. Son expérience d’industriel et sa manière d’aborder des questions comme le développement et la démographie le rendent original et précurseur de la théorie autrichienne. Les historiens de la pensée économique estime généralement que son apport à la théorie économique se résume en trois points : le principe selon lequel la valeur n’est pas le travail mais l’utilité, la loi des débouchés et le rôle fondamental de l’entrepreneur dans le processus de création de richesse. La production n’est pas une création matérielle, mais une création d’utilité. La valeur de la production ne se détermine alors qu’en fonction de la demande. C’est sur cette base que Say invente la loi des débouchés qui annonce le principe de l’équilibre général ou de la coordination ; les produits ne s’achètent qu’avec des produits. De cette loi naît la thèse selon laquelle il peut exister des déséquilibres partiels sur les marchés, mais qu’il est impossible d’avoir une surproduction générale. Il ne se rattache pas à l’école autrichienne uniquement par sa défense de la liberté économique. Il est l’initiateur d’une théorie subjective de la valeur, d’une théorie du développement qui donne une place centrale à l’entrepreneur et d’une position critique vis-à-vis de Malthus qui inspira Keynes. Néanmoins il ne partage pas, l’a priorisme autrichien puisqu’il fait de l’économie politique une science expérimentale.

  Facchini François,  Gentier Antoine

Mars 2006

Bibliographie :

 

L’œuvre complète de J.B. Say est sur le site du Centre de Recherche en théorie économique Jean-Baptiste Say.

 

Gérard Minart, Jean-Baptiste Say (1767-1832) : maître et pédagogue de l'École française d'économie politique libérale. – Paris : Institut Charles Coquelin, 2005. – 198 p.-[1] f. de pl., 21 cm. – ISBN 2-915909-02-4.