L’école autrichienne d’économie d’hier et d’aujourd’hui 

François Facchini



Au début de ce XXI° siècle, l’école autrichienne d’économie exerce une influence non négligeable mais discrète sur le développement des sciences économiques et les débats de politique publique.


Carl Menger et la naissance de l’école autrichienne



Traditionnellement cette école naît à Vienne avec les études économiques de Carl Menger (1840 – 1921)[1], qui avec William Stanley Jevons (1835-1882) et Léon Walras (1834-1910), a redécouvert la théorie de la valeur utilité et produit le concept d’utilité marginale. Elle s’est, ensuite, développée autour des travaux des élèves de Menger, Eugen von Böhm-Bawerk (1851-1914) et Friedrich von Wieser (1851-1926), et de leurs élèves, respectivement Ludwig von Mises et Friedrich von Hayek. Carl Menger, Eugen von Böhm-Bawerk et Friedrich von Wieser peuvent par conséquent être considérée comme les co-fondateurs de l’Ecole Autrichienne (Schumpeter 1983, p.133)[2] qui outre la participation à la révolution marginaliste, s’est construite sur l’affirmation résolue des droits de la théorie pure contre les prétentions anti-formalisantes des adeptes de l’Ecole historique allemande (Lagueux[3] 1994, p.15 et Kirzner[4] 1992, p.9). L’école autrichienne a donc participé à la révolution marginaliste, mais ne se retrouve pas pour autant dans le programme de recherche de l’école néoclassique de l’équilibre inspirée par Léon Walras et son analogie avec l’univers mécanique de la physique.



Au début du XX° siècle, les travaux de Mises (1912) sur la théorie de la monnaie et du crédit et Böhm-Bawerk sur le capital sont généralement reconnus comme de grandes avancées pour la théorie économique. L’école autrichienne pouvait à ce moment presque être perçue comme l’orthodoxie. Les années 30 furent cependant des années de rupture. Les sciences économiques s’orientaient résolument vers l’empirisme logique (volonté d’expérimentation) et abandonnaient alors la position aprioriste de Robbins-Mises. Elles étaient largement influencées par les travaux de J.M. Keynes qui inspira la mise en place de l’Etat providence et par la théorie de l’équilibre général qui conduisit une partie des économistes à croire que l’économie centralement planifiée mise en place en Europe de l’Est était une alternative plus performante qu’une économie décentralisée par les prix. Les débats Hayek – Keynes ou Lange – Barone - Hayek – Mises furent tranchées contre les économistes autrichiens qui progressivement furent marginalisée. Leur refus d’adopter les mathématiques et les outils sophistiquées des statistiques pour valider leur démonstration renforça l’ostracisme de la profession à leur égard et écarta pour un temps l’école autrichienne de la scène académique. L’école autrichienne avait, de ce fait, pratiquement disparue au milieu des années 50 alors qu’elle avait dominé les débats de science économique durant toutes les années 30.


La naissance de l’école austro-américaine dans les années 1970



Mises et Hayek ont pourtant continué de professer, le premier à l’Université de New York (NYU), le second à l’université de Chicago. Ils ont préparé le renouveau de l’école autrichienne et ce que l’on peut aujourd’hui appeler l’école austro-américaine. Mises fut, en effet, le professeur d’Israël Kirzner et de Murray Rothbard à New York. Hayek fut récompensé en 1974 du Prix Nobel d’économie. Il donna alors à son courant une respectabilité et une visibilité qu’il n’avait pas eu depuis longtemps. La crise de l’Etat providence, la chute du mur de Berlin ainsi que les doutes de plus ouvertement affichés des économistes sur leur capacité à gérer un système économique comme on gère une firme et/ou plus généralement une organisation ont, de surcroît, redonné aux arguments avancés par les économistes autrichiens dans les années 30 un poids qu’il avait perdu. Le renouveau de l’école autrichienne a pu alors se concrétiser à partir des universités d’Auburn, de Chicago, de George Mason[5], et de New York (NYU)[6]. Les années 70 ont donc été pour cette école une période de renouveau. Il y a eu, tout d’abord, la naissance de la première revue de l’école autrichienne en 1977. Elle était supportée par l’institut des études humaines, le « Liberty Fund », le « Charles Koch Foundation » et d’autres associations et s’intitulait « Austrian Economics Newsletter ». Il y eu, ensuite, la « Review of Austrian Economics », dont le premier numéro sorti en 1986 sous la direction de Murray Rothbard et le « Quarterly Journal of Austrian Economics » édité pour le « Mises Institut » et dirigé par Joseph Salerno[7].



Aujourd’hui la situation est mitigée et la niche académique de l’école autrichienne et de son programme de recherche pas encore complètement définie. L’article d’Israël Kirzner intitulé « Entrepreneurial Discovery and the Competitive Market Process : An Austrian Approach » dans le Journal of Economic Literature du mois de mars 1997, ainsi que l’article de Sherwin Rosen , « Austrian and Neoclassical Economics : Any Gains From Trade ? », dans le Journal of Economic Perspectives militent, cependant, en faveur d’une reconnaissance académique du travail effectuée par cette école qui démontre sa vitalité et sa capacité à expliquer les phénomènes économiques de manière originale et convaincante. L’objet de ce site est de présenter les apports souvent méconnu de cette école à la science économique et aux débats de société en général.



L’école austro-américaine est, de surcroît, menacée par une scission en son sein, puisque le courant le plus académique initié par Hayek est largement rejeté par le courant libertarien développé par Murray Rothbard durant la deuxième moitié du XX° siècle et repris par l’institut Mises à Auburn. Ce dernier contrôle la publication du Quarterly of Austrian Economics[8] et le Journal of Libertarian Studies[9] et reste très critique vis-à-vis des travaux initié par un théoricien très proche d’Hayek comme Ludwig Lachmann. Lachmann a, en effet, opéré au début des années 70 un rapprochement avec les post-keynésiens (Shackle) en radicalisant le subjectivisme historique de l’école autrichienne et en donnant plus d’importance à la théorie des ordres spontanés qu’à la théorie des choix. La tradition misessienne est défendue par les disciplines de Rothbard alors que la tradition hayékienne l’est pas les économistes séduits par la démarche de Lachmann (Rizzo, Horwitz, Lavoie). Ainsi alors que Mises propose une théorie générale de l’action dans une tradition libérale rationnelle Hayek insiste sur la complexité et les effets non intentionnels de l’action humaine. Le fait qu’il soit rejoint sur cette voie par James Buchanan (1964)[10], Prix Nobel d’économie en 1986, donne à cette tradition un poids académique plus conséquent, même si des auteurs comme Kirzner (1965[11] et 1986[12]) cherche à concilier ces deux approches autour d’une position médiane. Hayek et Mises sont alors plutôt perçus comme complémentaires qu’opposés. Travailler sur l’ordre spontané n’est pas incompatible avec la science des choix. Il s’agit plus d’une extension. Soutenir que l’homme est ignorant et que sa décision est prise dans un environnement incertain permet, de surcroît, de donner toute sa place aux institutions, à l’hétérogénéité des anticipations et au rôle de l’imagination (Lachmann 1976)[13] et de développer une problématique ignorée par l’école néoclassique de l’équilibre. Le subjectivisme radical se présente ainsi comme un moyen de construire une niche pour l’école autrichienne qui peut revendiquer le réalisme comme étendard.



La grande partie des travaux de l’école austro-américaine concentre, pour cette raison, son énergie sur l’adaptation à l’incertitude, les institutions (monnaie, droit, règle, prix) et sur la construction d’une théorie de l’ordre de marché concurrente de la théorie de l’équilibre. Elle se rapproche, alors, naturellement des travaux engagées par l’école de Virginie et l’école des Choix Publics dans sa version la plus pure (Buchanan) afin de décrire les différences de nature entre la coordination politique et la coordination économique et de renouveler ainsi les débats Etat – Marché, Prix – vote, et/ou centralisation – décentralisation.


Les filiations à l’intérieur de l’école autrichienne



Les précurseurs : les scolastiques de l’école de Salamanque


Francisco de Vitoria (1485-1546) Juan de Medina (1490-1546) Martin de Azpilcueta Navarrus (1493-1586) Domindo de Soto (1494-1560) Diego de Covarrubias y Leiva (1512-1577) Luis de Molina (1535-1501) Juan de Mariana (1536-1624)

Richard Cantillon (1680-1734) [15]


Etienne Bonnot de Condillac (1714-1780) Anne Robert Jacques Turgot (1727-1781) [14] Antoine Louis Claude Desttut, Comte de Tracy (1754-1836)  Jean Baptiste Say (1767-1832)  Claude Frédéric Bastiat (1801-1850) Charles Coquelin (1802-1851) Gustave de Molinari (1819-1911)

 
C. Menger (1840-1921)[16]

Philip Henry Wixksteed (1844-1927)[19] Knut WIcksell (1851-1926) Friedrich von Wieser (1851-1926)

Eugen von Böhm-Bawerk (1851-1914)

James Bonar (1852-1941) William Smart (1853-1915) Robert Meyer (1855-1914) Eugen von Philippovich von Philippsberg (1858-1917) Frank Taussig (1859-1940) Edwin Cannan (1861-1935) Hebert Davenport (1861-1931) Frank A. Fetter (1863-1949)[17] Henry Rogers Seager (1870-1930) Luigi Einaudi (1874-1961) Hans Mayer (1879-1955)

Ludwig von Mises (1881-1973)[18]

Joseph Schumpeter (1883-1950) Benjamin Anderson (1886-1949) Faustino Ballvé (1887-1958) Leo Schönfeld-Illy (1888-1952) Richard von Strigl (1891-1942) John V. van Sickle (1892-1975) Henry Hazlitt (1894-1993) Trygve J.B. Hoff (1895-1982) Katsuichi Yamamoto (1896-1987) Jacques Rueff (1896-1978) Ludwig Erhard (1897-1977) V; Orval Watts (1898-1993) Lionel Robbins (1898-1984) Bruno Leoni (1898-1983) Ewald Schams (1899-1955) Wilhem Röpke (1899-1966) F. von Hayek (1899-1992)William H. Hutt (1899-1988) Gottfried von Haberler (1900-1995) Fritz Machlup (1902-1983) Paul Rosenstein-Rodan (1902-1985) Oskar Morgenstern (1902-1977) G.L.S. Shackle (1903-1992) F.A. Harper (1905-1973)Ludwig. Lachmann (1906-1991) Pearcy L. Greaves, Jr (1906-1984) Jack Wiseman (1919-1991) Benjamin Rogge (1920-1980) Murray Rothbard (1926-1995) William W. Bartley (1934-1990)

 


Qu’en est-il du développement de l’école autrichienne en France et en Europe ?



L’histoire récente de l’école autrichienne semble donc, à la lumière de cette histoire succincte, s’être faite en dehors des pays de l’Union européenne et de la France en particulier. Ce résultat se présente presque comme un paradoxe, car la pensée économique d’économistes et de penseurs comme Hayek ou Mises s’est faite à l’intérieur d’un réseau relationnel non américain. L’Europe est le terreau de leur système de pensée et de leur argumentation. La montée de toutes les formes d’autocratie (communisme soviétique, national socialisme en Allemagne, Austro-Fascisme en Autriche, Fascisme en Italie, Franquisme en Espagne) et les effets néfastes qu’ils eurent sur le niveau de développement économique des pays qui eurent à le subir est même clé pour expliquer les positions libérales des économistes de l’école autrichienne qui ont eu à défendre des thèses contraires aux positions de l’intelligentsia autrichienne et européenne de leur époque. Les économistes autrichiens se sont heurtés aux sirènes du collectivisme, puis de la voie social-démocrate sur lequel l’économie mixte a construit son modèle. Cette marginalité des économistes héritiers Menger en Europe et l’obligation qui leur a été faite par les dictateurs locaux de quitter leur pays explique aussi la manière dont le courant austro-américain a réussi à se développer et à étendre son influence sur des universitaires isolés européen. Mises, par exemple, n’a jamais vraiment appartenu au monde académique. Il débute son enseignement comme vacataire et se finance par un travail régulier dans une administration. Il développe alors son réseau parallèlement au système universitaire officiel en organisant un séminaire privé où se retrouve Jacques Rueff (conseiller du général de Gaulle), Luigi Einaudi (Italie), ou Wilhem Röpke et Ludwig Erhard) et en s’associant à des industriels comme la Fondation Rockefeller et le « National Bureau of economic research » pour financer ses livres. La marginalité de l’école autrichienne et des idées qu’elles véhiculent ainsi que les évènements tragiques qui ont secoué l’Europe durant le XX° siècle explique le développement de ce courant outre-atlantique et sa quasi disparition.


Il ne serait, cependant, pas juste d’affirmer que l’école autrichienne n’a pas survécu à la seconde guerre mondiale et à l’immigration de ses grandes figures. En Europe Stephen Littlechild et Norman P. Barry en Grande-Bretagne, William J. Keizer et Gerrit Meijer en Hollande, Dario Antiseri, Raimundo Cubeddu et Enrico Colomabatto en Italie, Pascal Salin, Jacques Garello, Jean-Pierre Centi, Pierre Garello, Bertrand Lemennicier en France et Rubio de Urquia, Hosé Juan Franch, Angel Rodriguez, Oscar Vara, Javier Aranzadi del Cerro et Huerta de Soto en Espagne développent et animent l’école autrichienne européenne contemporaine.


Cette liste inspirée de la conclusion du livre de Jésus Huerta de Soto (2000, p.155-156)[20] ne permet pas, cependant, de saisir les fractures et la diversité des travaux proposés par les héritiers des grandes maîtres de la tradition autrichienne.

- Dans la zone germanophile de l’Europe l’école de Fribourg qui s’est développée initialement autour d’économistes et de penseurs comme Wilhem Röpke[21], Ludwig Erhard ou Eugen von Eucken reste vivante grâce aux travaux d’économistes comme Ulrich Witt, Victor Vanberg[22] et/ou Streissler qui continuent d’articuler la théorie évolutionniste, les institutions, la culture et le marché et de développer la théorie hayékienne du marché. Une partie des thèmes de l’ordo-libéralisme sont au cœur des travaux de l’école austro-américaine qui étudie les préalables institutionnelles et culturelles au développement. Comme la plupart des économistes de l’école autrichienne, Wilhem Röpke défendait l’économie libre de marché contre les critiques socialistes. Il le faisait, cependant, sur des bases éthiques et dans l’optique d’une crise culturelle des sociétés européennes qui ne partageaient plus les valeurs qui lui avaient permis d’inventer le développement économique dont nous sommes encore les bénéficiaires. La crise qui touchait l’Europe des années 30 était avant une crise des mentalités qu’une crise du système. C’est parce que les européens ont perdu confiance dans les capacités d’auto-régulation de la société civile qu’ils se détournent des solutions associatives et marchandes.

- Pour compléter le tableau européen on peut citer les noms de Stavros Ioannides en Grèce, Martti Vihanto en Finlande, Maja Vehovec en Croatie, Nicolaï Foss au Danemark et Kevin Dowd en Grande Bretagne.

- En Espagne, l’école scolastique de Juan de Mariana a trouvé dans l’équipe et les travaux sur la pré-histoire de l’école autrichienne d’économie et la banque libre de Jesus Huerta de Soto[23] un certain renouveau. La création récente (2004) d’une revue pluridisciplinaire consacré au fonctionnement du marché, Procesos de Mercado : Revista europea de economia politica traduit le dynamisme de ce pôle espagnol du renouveau autrichien[24].
En France la situation est confuse, mais polarisée autour de l’Université d’Aix-Marseille III qui depuis le début des années 80 développe un programme de recherche autrichien et publie le Journal des économistes et des études humaines[25] qui est au fil des années devenu une référence pour tous les économistes qui souhaitent étudier les sciences économiques à l’aune de la théorie misessienne de l’entrepreneur et/ou de la théorie hayékienne de l’ordre spontané. Cette présence française reste cependant timide et historiquement initié par un économiste comme François Perroux[26] qui appartenu un temps comme Jacques Rueff au séminaire privé de Mises. Cette présence française ne veut, par ailleurs, pas dire qu’il existe un réel apport des économistes de nationalité française à la théorie autrichienne des processus de marché, car généralement les universitaires français s’intéressent à la tradition autrichienne parce qu’ils estiment qu’elle permet de mieux comprendre les dysfonctionnements des marchés ou qu’ils souhaitent critiquer ce qu’ils estiment être les bases de l’idéologie libérale. Il s’agit donc plus d’un travail de diffusion et/ou de veille critique que d’un réel investissement dans le développement d’un programme de recherche. Une grande partie des universitaires français s’intéresse en effet à l’école autrichienne par là critiquer. Ils ont fondé à la fin des années 90 une association, l’association des historiens de la tradition des économistes autrichiens (AHTEA)[27]. Cette association s’organise autour de Pierre Garrouste (éditeur européen de Review of Austrian Economics), Jack Birner, Richard Arena, Christian Schmidt, Stéphane Longuet, Sandi Gloria Palermo, et Thierry Aimar. Ce travail critique des historiens de la pensée permet aux français de disposer d’une littérature finalement relativement importante sur les développements récents de l’école autrichienne et ses débats. Elle est aussi un moyen de mieux comprendre les limites d’un certain nombre de développements théoriques et le besoin de renouveler des explications pas encore satisfaisante pour la pensée et pour rendre compte des faits. Le site se donne pour mission de réunir l’ensemble de ses travaux et d’être un outil pour améliorer la communication entre les protagonistes de ce débat.

[1] Depuis l’article de Murray Rothbard (1974), « New Light on the Prehistory of the Austrian School », présenté à la conférence South Royalton dans le Vermont il est soutenu que l’école autrichienne trouve en fait son origine en Espagne et son école scholastique. Voir Rothbard M. (1995), Economic Thought Before Adam Smith, vol. 1, An Austrian Perspective on the History of Economic Thought, Cheteltenham, U.K.: Edward Elgar, chapitre 4 “The Late Spanish Scholastics”, pp.97-133.

[2] Schumpeter J. (1983), Histoire de l’analyse économique. III L’age de la science, nrf, Ed. Gallimard, Paris.

[3] Lageux M. (1994), « L’économique: branche des mathématiques ou branche de l’histoire? », Cahiers n°94-07, Cahiers du département de philosophie, Université de Montréal.

[4] Kirzner I.M. (1992), The meaning of the market process, essays in the development of moderne Austrian Economics, Routledge, London and New-York.

[5] http://www.gmu.edu. Voir les travaux d’économistes comme Peter J. Boettke, Donald Lavoie, Karen Vaughn.

[6] http://.econ.nyu.edu/dept/austrian. Voir les travaux de Mario Rizzo, Israël Kirzner ou David Harper.

[7] Joseph Salerno est proche du groupe d’Auburn. Voir aussi les travaux de Roger Garrisson et Hans Hermann Hoppe.

[8]http://www.mises.org

[9] Le Journal of libertarian studies est tenu par Hans Herman Hoppe de l’Université de Las Vegas et du Mises institute. Il continue le travail initié par Murray Rothbard et radicalise le respect des libertés économiques véhiculées par les fondateurs de l’école autrichienne.

[10] Buchanan J. (1964), « What schould economists do?, Southern Economic Journal, 30, january, pp.213-222. Voir traduction française par

[11] Kirzner I.M. (1965), « What Economist Do », Southern Economic Journal, January, pp.257-261.

[12] Kirzner I.M. (1986), « Ludwig von Mises and Friedrich von Hayek: The Modern Extension of Austrian Subjectivism », in von Norbert Leser (ed.), Die Wiener Schule der Nationalökonomie, Wien, Köln, Graz: Hermann Böhlaus Nachf., pp.133-155.

[13] Lachmann L. (1976), « From Mises to Shackle: An Essay on Austrian Economics and the Kaleidic Society », Journal of Economic Literature, XIV (1), March, pp.54-62.

[14] Anne Robert Jacques Turgot (1727 – 1781) est un ami de Jacques Claude Marie Vincent Marquis de Gournay (1712 – 1759) qui fut l’inventeur de l’expression « laissez faire ». (Rothbard 1995, volume 1, pp.383-463).

[15] Richard Cantillon (1680 – 1734) à l’instar de l’école scholastique espagnol est souvent présenté comme un ancêtre de l’école autrichienne. Son ouvrage Essai sur la Nature du Commerce en Général a été présenté par Robert F. Hébert (1985), « Was Richard Cantillon an Austrian Economist ? », Journal of Libertarian Studies 7 , n°2, fall, pp.269-280 comme un proto-autrichien. Voir aussi Rothbard (1995, volume 1).

[16] C. Menger est aristorélicien, il croît qu’il existe une essence des choses et de l’homme, que l’histoire n’est qu’une manifestation de cette essence. Kauder (1953), Genesis of the Marginal Utility Theory; From Aristote to the Eighteenth Century, dans The Economic Journal, LXIII, pp.638-639, montre l’influence d’Aristore sur la théorie de la valeur de Menger, Boehm-Bawerk et Wieser aprés l’essai de O. Krauss (1905), Die aristolelische werttheorie in ihrem beziehungen zu den lehren der modernene psychologenschule, Zeitschrift fuer die gesamte staatswissenschaft, LXI, pp.573-592. M. Alter (1982), Carl Menger and Homo Oeconomicus: som Thoughts on Austrian Theory and Methodology, Journal of Economic Issues, XVI, pp.154-155.

[17] Frank A. Fetter, The Principles of Economics, New York: Century, 1904. a construit une théorie économique general dans la pure tradition autrichienne de son époque. Il démontre que le prix de chaque bien est uniquement déterminé par sa valeur subjective et que le taux d’intérêt dépend seulement des préférences temporelles. Il infirme sur cette base la théorie socialiste de l’exploitation, la théorie ricardienne de la rente et la théorie néoclassique du capital et de l’intérêt.

[18] L. von Mises était un critique acharné du positivisme et du néopositivisme, voir The Ultimate Foundation of Economic Science (pp.121-133). Il est néo-kantien.

[19] Philip Wicksteed (1844 – 1927) est un économiste qui d’après Lionel Robbins était proche de la tradition autrichienne. Il vivait en Grande – Bretagne et son travail n’a eu aucun impact sur la théorie autrichienne contemporaine, mais a été utilisé par Mises lors de la rédaction de son traité d’économie, « l’action humaine » en 1949. Il est favorable au libre marché, critique le socialisme et reconnaît le caractère profondément révolutionnaire de la théorie de la valeur utilité contre la ré-interprétation objectiviste qu’en a fait Marshall.

[20] Huerta de Soto J. (2000), La Escuela Austriaca. Mercado y creatividad empresarial, Editorial Sintesis.

[21] Wilhem Röpke (1899-1966). Röpke W. (1987), « The Problem of Economic Order », in Two Essays by Wilhem Röpke. Johannes Overbeek, ed. Lanham, Maryland: University Press of America, pp.1-45. Voir aussi (1942, 1978), International Economic Disintegration, Philadelphia : Porcupine Press. En français ( ?)

[22] économiste proche de James Buchanan fondateur de l’école des choix publics (public choice) aux Etats-Unis et animateur du Walter Eucken Institute voir http://www.eucken.de

[23] Huerta de Soto J. (1996), « New Light on the Prehistory of the Theory of Banking and the School of Salamanca », Review of Austrian Economics 9, n°2.

[24] http://www.jesushuertadesoto.com/madre2.htm

[25]http://www.ieeh.asso.fr/

[26] ISMEA

[27] AHTEA