THESES

 

Histoire de la pensée économique

 

Guilhot Camille (1907), Théorie de la valeur d’après l’école autrichienne, thèse, Université de Lyon, éditeur Valence : Ducros, Brise & lombard, 378 p.

 

Fontaine Philippe (1989), L’entrepreneur chez Turgot, directeur de thèse Jacques Wolff, thèse de doctorat, sciences économiques : Paris 1.

 

Chez Turgot, le comportement d’entrepreneur désigne une séquence : la formation de l’épargne, sa transformation en capital, l’utilisation de celui-ci à la constitution d’avances. Il est l’expression d’une norme qui règle l’activité économique et permet d’expliquer le mouvement de richesses : l’égalisation de l’épargne et de l’investissement. Deux conditions apparaissent alors déterminantes pour la réussite de l’entreprise : la possession d’un capital et la disposition de qualités d’intelligence, satisfaisant à ces deux exigences l’entrepreneur – capitaliste occupe une place essentielle dans l’enrichissement de la société.

 

Longuet Stéphane (1991), individu et Etat chez Hayek, directeur de thèse Claude Ménard, sciences économiques, Paris 1.

 

Notre objectif est d’étudier les rapports entre anti-étatisme et individualisme chez Hayek. La première partie analyse les caractéristiques du rationalisme de Hayek et ses conséquences sur un objet central : le comportement individuel. Nous qualifions ce rationalisme d’éthique car se reconnaît fondé sur des valeurs libérales. Il débouche cependant – en contradiction avec la méthodologie affichée sur une représentation du comportement individuel qui me l’accent sur la primauté des institutions sociales. La seconde partie étudie l’anti-interventionnisme développé  par Hayek dans les années 30. Fondé sur la théorie autrichienne du capital, il s’appuie apparemment sur une démarche individualiste. En réalité, le raisonnement demeure globaliste. Nous montrons que le rétablissement d’une logique individualiste permet au contraire de justifier certaines interventions gouvernementales. La troisième partie envisage les institutions nécessaires à un ordre libéral. Celles-ci semblent permettre la représentation d’une société individualiste caractérisée par un rôle coercitif de l’Etat réduit. Nous montrons que cet ordre exige une réévaluation du rôle de l’Etat et un contrôle social sur l’individu. Dans ce cadre les droits politiques individuels sont soumis aux contraintes du marché.

 

Aimar Thierry (1994), Le rôle de l’information dans la pensée économique autrichienne, directeur de thèse André Lapidus, sciences économiques, Paris 1.

 

L’école autrichienne est souvent considérée comme structurée par la notion d’information. Pourtant, dans la littérature concernée, peu d’auteurs ont mené une véritable réflexion analytique sur la manière dont le concept était abordé par les représentants de cette école. L’examen démontre en fait que l’école autrichienne, si elle est unie derrière une réflexion commune sur les procédures de coordination des actions individuelles, se partage en deux traditions distinctes : une science économique de la communication, fondée sur les mécanismes de transmission de l’information existante ; une économique de l’ignorance, fondée sur la gestion de l’incertitude sur le futur.

 

Bek Yung Hyun (1996), Marché et justice : essai sur le modèle d’équilibre général de Walras et sur la théoire de l’ordre spontané de Hayek, directeur de thèse Arnaud Berthoud, sciences économiques, Paris 10 Nanterre.

 

Il existe deux visions foncièrement différents sur le mécanisme du marché : le marché conçu comme une machine chez Walras et le marché conçu comme un ordre spontané chez Hayek. Ces deux visions sont étroitement liées aux théories de la justices propres à ces deux auteurs. Il y a un va et vient complexe entre la théorie économique et son fondement moral. En ce qui concerne le modèle d’équilibre général de Walras, on ne peut pas le bien comprendre sans une connaissance préalable de sa théorie de la justice, comme Walras l’a explicitement développée dans son livre études d’économie sociale. En réalité, ce modèle est non pas un idéal-type wébérien en vue de comprendre et d’expliquer le marché réel, mais une représentation abstraite d’un idéal social à réaliser par construction. Il s’agit d’un modèle hautement centralisé. Par contre, on ne peut pas bien comprendre la philosophie hayékienne sans une connaissance préalable de sa préoccupation sur le régime de marché concurrentiel. Sa théorie de l’évolution culturelle résulte d’une confusion malheureuse du problème économique et du problème éthique. En fin, une fois bien comprises, ces deux visions constituent deux alternatives fécondes l’une contre l’autre.

 

Sang Heon Lee (1998), La transformation de Hayek reconsidée – essai sur l’économie autrichienne, directeur de thèse Roger Frydman, sciences économiques, Paris 10.

 

Dans cette étude, nous avons comme objectif principal de critiquer la thèse de Kirzner – Caldwell sur la transformation de Hayek et de démontrer que l’évolution de la pensée économique hayékienne est à considérer comme cohérente et continue. Pour cela, nous envisageons les travaux hayékiens des années vingt et trente, notamment du point de vue méthologique. A travers cette analyse nous chercherons à mettre en lumière la position méthogologique de Hayek et sa conception de l’équilibre, et à mettre en relief le caractère classique et autrichienne de ces dernières. Ayant ainsi éclairé la position méthodologique de Hayek, le caractère classique et autrichienne de celle-ci, la conception hayékienne de l’équilibre (et de la théorie de l’équilibre) et le caractère classique et autrichienne de cette dernière, nous mettons en contraste la position méthodologique et théorique de Hayek avec celles de ses contemporains néoclassiques anglosaxons des années trente (notamment Lindhal, Hicks, Sraffa, Hansen et tout, Hicks, Dickinson et Lange). L’analyse de ces oppositions entre Hayek et ses contemporains néoclassiques des années trente, nous permettra de comprendre clairement que ces oppositions ont en commun d’être dues au fond – à la différence entre la position méthodologique de Hayek et celles de ces derniers. Cela nous permettra également de voir à quel point les économistes néoclassiques des années trente, ignoraient la position méthodologique traditionnelle en économie politique, établie par leurs ancêtres classiques. Et cela nous permettra enfin de concevoir à quel point leur position méthodologique aurait été étrange aux yeux d’Hayek : d’entrevoir l’étonnement de Hayek ; et de comprendre le contexte et la raison de la reformulation de la notion l’équilibre chez Hayek et sa transformation. Dans ce contexte, nous insistons sur le fait, que sans tenir compte de la position méthodologique de Hayek, du caractère classique et autrichienne de cette dernière, de sa conception de l’équilibre, et du caractère classique et autrichienne de celle-ci, on ne peut – à strictement parler – pas comprendre la raison du conflit ou de l’opposition entre Hayek et ses contemporains néoclassiques, aussi bien dans le débat autour de sa théorie des cycles économiques que dans celui sur la planification socialiste car ce n’est qu’ainsi que l’on peut voir ce qu’Hayek à vue.

 

 

Picon Dorothée (2000), Nature de la relation entre l’épargne et l’investissement : de la controverse Keynes-Hayek aux débats post-keynésiens, directeur de thèse Jean Cartelier, Université Paris 10 Nanterre.

 

La thèse est consacrée à l’étude de la relation entre l’investissement et l’épargne. Le point de départ de nos analyses est une confrontation entre Hayek et Keynes, afin d’identifier les points de rupture fondamentaux entre ces deux auteurs. On conclue que le sens donné au concept de taux d’intérêt naturel diffère, et que cette divergence révèle, malgré certaines proximités, une opposition entre deux représentations de l’économie, l’une réelle et l’autre monétaire. Nous défendons dans la deuxième partie l’idée que la théorie générale est, par rapport au Treatise of Money, une radicalisation de la représentation keynésienne de l’économie caractérisée par le rôle prépondérant joué par les entrepreneurs dans la détermination du niveau d’activité et d’emploi. L’indépendance de l’investissement par rapport à l’épargne est une élément crucial, du point de vue analytique de cette représentation. La relation entre l’investissement et l’épargne exprimée dans la théorie générale, est le caractère exogène de l’investissement, a suscité de nombreuses polémiques et critiques, y compris parmi les post-keynésiens. Nous montrons que les arguments post-keynésiens visant à défendre la position keynésienne ne sont pas toujours convaincants parce qu’ils ne reposent pas sur une vision claire de l’enjeu de cette question dans la représentation d’une économie constituée d’agents ayant des statuts différents. Dans la troisième partie, nous étudions l’enjeu de la question du caractère exogène de l’investissement dans l’opposition entre les théories néoclassiques et postkeynésienne de la croissance. Les conclusions ne différent pas fondamentalement de celles obtenues dans le cadre du court terme, qui est celui de la théorie générale.

 

Bensaif Mohammed (2000), Connaissance et coordination dans les systèmes économiques complexes : une relecture critique de Hayek ; directeur de thèse Olivier Favereau, EHSEE.

 

Légé Philippe (2001), Mill, Hayek et le rationalisme, directeur de thèse Bernard Gazier et Annie Cot, sciences économiques, Paris 1.

 

Vivel Christel (2004), L’entrepreneur dans la tradition autrichienne : un essai sur l’émergence et l’évolution d’une théorie de l’activité entrepreneuriale, directeur de thèse Jean-Pierre Potier, Lyon 2.

 

Alors que l’activité entrepreneuriale apparaît comme un thème en vogue en économique depuis une vingtainre d’années, la tradition autrichienne s’est dés son origine intéressée à ce thème. Notre travail analyse ainsi l’apport de cette tradition à la théorie de l’activité entrepreneuriale. Trois générations sont distinguées : les fondateurs (C. Menger, E von Böhm-Bawerk et F. von Wieser), J.A. Schumpeter et les néo-autrichiens (F.A. Hayek et L. von Mises) et enfin la tradition autrichienne contemporaine (I.M. Kirzner et L.M. Lachmann). Chaque génération apporte une pierre à l’édifice d’une théorie de l’activité entrepreneuriale. La vision de Menger, Böhm-Bawerk et Wierser met l’accent sur la dimension sociologique, historique et économique de cette activité alors que leurs successeurs se concentrent sur la seule dimension économique. Mises et Hayek placent l’activité de l’entrepreneur au cœur de leur représentation du processus de marché permettant à la tradition contemporaine de développer une typologie des différents types d’activité exercés par l’entrepreneur.

 

Economie industrielle

 

Belloc Bernard (1978), Programmes de production efficients, croissance équilibrée et analyse néo-autrichienne, Université des Sciences sociales, Toulouse, Faculté des sciences économiques.

 

Gilbert Ernest (1980), Les mobiles de l’entrepreneur, directeur de thèseAlain Cotta, sciences économiques, Rouen.

 

Wanscoor Eric (1994), Dynamique entrepreneuriale et organisation de la firme : de l’entrepreneur à l’intrapreneur, directeur de thèse Arnaud Berthoud, sciences économiques, Lille 1.

 

L’articulation de l’acte d’entreprise avec l’unité institutionnelle firme est une question usuellement négligée. L’analyse part soit d’un entrepreneur opérant directement sur le marché, soit d’une firme rationnelle au comportement donné strictement défini et uniforme. L’institution de l’unité et son émancipation de son fondateur, questions essentielles pour la compréhension de sa dynamique, de ses choix productifs (quantitatifs et qualitatifs) et des relations de pouvoir restent négligées. Ce passage de l’acte entrepreneuriale au construit firme est le sujet de ce travail. Il explicite la séquence entrepreneur -opportunité d’action – contrat de création de la firme – contrats de gestion de la firme et pose la firme comme un choix délibéré afin d’exploiter une opportunité. Elle est complémentaire au marché tout en lui étant subordonnée : l’opportunité en émane, mais les profits permis ne peuvent, du fait de ses conditions de fonctionnement, y être approprié rendant nécessaire cette structure spécifique distincte. Solution parmi d’autres, elle permet à l’entrepreneur de constituer et de contrôler un groupement de moyens productifs dont il n’est pas propriétaire, pour réaliser une opération dont il s’attribuera le bénéfice en cas de réussite, ou dont il fera supporter, en cas d’échec, les conséquences aux propriétaires de ces moyens. La distinction de l’unité d’action, de l’acteur et des propriétaires des moyens impliqués, permet de fonder une fonction d’entreprise transférable dans le cadre des marchés internes (intrapreneurs).

 

Economie des institutions

 

Chaumont – Chancelier Frédérique (1999), Action humaine et évolution culturelle vers un entrepreneur en institution, directeur de thèse Jacques Garello, Aix Marseille III.

 

La nouvelle économie institutionnelle démontre l’importance des institutions sur la croissance économique. Elle tente également d’expliquer comment les institutions elles-mêmes émergent et se développent. Cette thèse veut mettre en évidence les insuffisances de ces approches, et la nécessité d’expliquer la dynamique institutionnelle par une théorie évolutionnaire. Cependant, même dans sa version la plus élaborée, celle de Hayek ; l’évolutionnisme institutionnel ne fait aucune référence explicite à l’action humaine. La thèse soutenue ici est qu’il est possible de combler cette lacune et de concevoir un évolutionnisme étendu, en faisant apparaître le rôle des comportements individuels dans la dynamique institutionnelle. C’est grace à l’action d’individus pionniers que peuvent s’établir des règles relationnelles qui se cristallisent en instituions, de même que c’est grave à l’action d’individus prophètes que les règles institutionnelles peuvent changer. Pionniers et prophètes sont des entrepreneurs en institutions, sensibles aux tensions entre les projets de vie et les règles. Ces tensions sont de nature éthique et leur caractère subjectif explique la permanence de la dynamique institutionnelle.

 

Economie publique

 

Mardellat Patrick (2004), L’analyse économique du bonheur chez Carl Menger et Max Weber, directeur de thèse Arnaud Berthoud, Université Paris 10 Nanterre.

 

L’analyse économique du bonheur est le thème de recherche de ce travail d’histoire de la pensée économique autour de la question du bonheur. C’est dans la tradition de pensée de langue allemande que celui-ci est repéré. Les œuvres de Carl Menger et Max Weber sont resitués dans cette tradition et arrachés à leur réception habituelle ; néoclassique pour le premier, sociologique pour le second. La systématique de leur pensée économique articule une théorie pure non-mathématique saisissant l’origine, la fonction et l’essence des phénomènes économiques, et une histoire des transformations des formes de la vie économique. Contrairement à la théorie quantitative du bien être centrée sur la production, l’analyse économique du bonheur humain est centrée sur la consommation dont le caractère fondamental est ainsi affirmé. C’est l’action de consommation dans des institutions qui manifeste la possibilité du bonheur économique.

 

Perrier Collin Roxane (2002), économie du bien être et approche autrichienne : essai sur une refondation méthodologique de la norme welfariste, directeur de thèse Gérard Bramoullé, sciences économiques, Aix Marseille III.

 

Pour développer une économie autrichienne du bien être, deux voies existent. La première s’inspire des études antérieures à ce sujet. Malgré les nombreuses imprécisions méthodologiques de l’analyse orthodoxe du bien être, il transparaît une grille méthodologique dont les autrichiens peuvent directement s’inspirer. Kirzner, dont le critère de coordination tente de concilier les principes orthodoxes et autrichiens suit ce cheminement. Dans la seconde voie, la théoricien ignore totalement ce qui a été écrit auparavant, et démarre son raisonnement directement du paradigme autrichien (autonome et souverain). Rothbard s’inscrit dans cette logique de rupture avec sa préférence démontrée d’obédience praxéologique. Dans tous les cas, l’économie autrichienne n’est pas l’économie orthodoxe, et l’approche autrichienne du bien être ne satisfait pas les canons de l’économie du bien être orthodoxe. Le bien être autrichien revêt une acception inédite : si les résultats importent peu, la compréhension du processus (par lequel la connaissance s’acquiert) qui mène à ces résultats est essentielle. Pour cette raison, l’équivalent  autrichien du bien être orthodoxe peut-être baptisé « good way economics ».

 

Economie monétaire et bancaire

 

Beaugrand Philippe (1984), L’autorégulation du système économique. Une analyse de la controverse Hayek – Keynes, directeur de thèse Michelle de Mourgues, sciences économiques, Paris 2.

 

Valdy Jérome (2002), Monnaie et incertitude : les apports des théories autrichiennes et post keynésienne à l’économie monétaire : une approche comparative, directeur de thèse Gérard Bramoullé, sciences économiques, Aix-Marseille III.

 

L’auteur attribue l’échec des modèles d’équilibre général à intégrer la monnaie – l’impossibilité de résoudre la problématique de Hahn – à la conception de l’incertitude adoptée : le risque, c’est-à-dire l’incertitude probabilisable. Il se propose d’étudier deux théories monétaires alternatives qui adoptent une autre conception de l’incertitude : l’incertitude non probabilisable développée par Keynes et Knight. En analysant les relations théoriques qui unissent la monnaie et l’incertitude, l’auteur fait alors apparaître un double lien de causalité entre ces deux concepts : 1) le lien entre incertitude et monnaie. Celui ci pose le problème de la nature de la monnaie. 2) Le lien entre monnaie et incertitude. Ce dernier pose le problème de la coordination en économie monétaire. En adoptant deux conceptions différentes de l’incertitude non probabilisable, les économistes autrichiens et post keynésiens développent deux théories monétaires qui prennent en compte la dimension individuelle et sociale de la monnaie.

 

Jenn-Treyer Olivier (2001), Théorie des fonds prêtables, épargne forcée et théorie autrichienne du capital, directeur de thèse Sylvie Diatkine, sciences économiques, Paris 12 Paris Val de Marne.

 

Cette thèse se veut être une contribution à l’histoire de la macroéconomie prékeynésienne, que nous assimilons à la macroéconomie wicksélienne. L’objet de cette recherche est, dans une première partie (chapitre 1 et 2) de concevoir un modèle canonique wickséllien, se caractérisant par une interconnexion analytiquement fondée entre théorie des fonds prêtables, épargne forcée et théorie autrichienne du capital. Cette démarche débouche dans une seconde partie (chapitre 3 et 4) sur un examen des raisons analytiques de son évincement de la tradition keynésienne.

 

Bliek Jean-Gabriel (1998), Un théoricien de l’anti-cycle, directeur de thèse Jean-Pierre Centi, sciences économiques, Aix Marseille III.

 

Hayek est considéré à tort comme le théoricien qui a le plus développé la théorie autrichienne des cycles. Sa théorie n’est pas en définitive une théorie du cycle, mais une théorie de l’anti-cycle. Dans le domaine de l’analyse cyclique, la réflexion d’Hayek s’éloigne du courant autrichien traditionnel. Son inspiration est plus macroéconomique que marquée par l’individualisme méthodologique. Son analyse du cycle s’oppose à celle de Mises. Sur la cause du démarrage du cycle, autant Mises insiste sur la nature exogène de la perturbation monétaire, autant Hayek ne conçoit qu’une perturbation monétaire endogène. Hayek attribue le point de retournement à l’effet ricardo qui Mises classe parmi les articles courant de la théorie économique populaire. Hayek remet en cause dés la fin des années trente les éléments de son analyse du cycle. Par la suite, ses analyses sur la concurrence, la politique monétaire et les politiques keynésiennes dessinent une théorie de l’anti-cycle en opposition avec sa théorie du cycle. Il conteste les agrégations sur lesquels reposent les politiques macroéconomiques comme fallacieuses. Seul le système des prix permet un calcul économique fondé, c’est le véhicule à moindre frais de l’information nécessaire aux entrepreneurs. La politique monétaire en perturbant le système des prix est source de déséquilibre. En proposant une concurrence des monnaies, il supprime les éventuelles perturbations monétaires exogènes et endogènes. L’entrepreneur est source lui aussi de stabilité. Sa recherche de profit conduit l’économie vers une situation d’équilibre. Tous les éléments conceptuels contredisent la conception initiale du cycle d’Hayek avait mis en avant et proposent une théorie de l’anti-cycle.

 

Divers

 

Tribou Gary (1992), L’entrepreneur Musulman : Islam et rationalité d’entreprise, directeur de thèse Alain Alcouffe, sciences économiques : Mulhouse.

 

Sociologie économique

 

Costa Pereira Francisco José (1999), Représentation sociale de l’entrepreneur : facteurs de création d’entreprises, directeur de thèse Jesuino Jorge et Verges Pierre, Aix en Provence 1, Lettres.